Voilà j'ai passé la barre des 25 ans mais je me rends compte que j'ai eu du mal à passer à l'âge adulte. Là je crois que c'est bon, je commence à comprendre. En effet, je préférais des couleurs vives du genre rose, paraît que ça fait petite fille (ce qui n'arrangeait rien puisque j'ai un visage infantile); je rechignais à faire des sacrifices et paressais tout le temps (enfin j'espère que je peux désormais en parler au passé); ah oui la paresse, un de mes plus vilains défauts. C'est dingue, ça m'emprisonne. Parfois j'ai du zèle et je pense que j'ai grandi, mais ça revient. Tiens comme là tout de suite, je risque de craquer. Bon je continue la liste des traits de gamine: j'en veux facilement aux gens, je me fâche pour un rien. Ah la susceptibilité, une autre de mes tares. C'est dur parfois de pardonner, surtout aux êtres "chers". Bon ça dépend de l'offense aussi. Après plusieurs lectures bien éclairées, je me suis rendu compte que c'est une sorte de narcissisme mal placé, de l'orgueil qui nous fait croire que tout le monde doit se plier à nos exigences, chercher à nous plaire. Faut travailler ça. Et le doyen de tous, l'irritabilité, on dirait qu'une alarme sonne dans ma tête à chaque fois qu'on dit quelque chose qui me déplait. Ça viendrait de ma mère. Encore de l'immaturité, de l'intolérance.
Bref au moins je l'aurais compris et je suis en pleine métamorphose vers l'âge adulte où la raison, le relativisme et l'hypocrisie règne. Car être rancunière c'est mal vu. Faut grandir ! Comprendre qu'on n'est pas le centre du monde, que rien n'est rose et que tout n'est et ne peut être à nos pieds.
Ce qui est bizarre c'est que je me suis toujours crue mature et même plus que les autres; enfin je me surestimais sans doute, car je ne l'étais pas sur beaucoup de points. Ah ! Descendre de son piédestal, ça en met un coup d'humilité. C'est bien car je me sens plus légère, je sais que j'ai encore à apprendre et que le processus va être long. J'aurais voulu être sage tout de suite quand même. :)
Donc là qu'est-ce que je fais pour ma maturité ? Des trucs vraiment banals : me maquiller comme "une grande" avec tous les désagréments que ça comporte; mettre des couleurs sombres pour ne pas dire ternes (même si j'adore toujours le rose bonbon, snif); essayer de relativiser les situations et les provoc des autres (pas toujours facile, car j'ai le réflexe de répondre du tic au tac et parfois de manière disproportionnée).
J'ai lu quelque part qu'être adulte, c'est aussi accepter la frustration et faire des sacrifices. C'est inévitable. Ces propos m'ont beaucoup aidée. La vie d'adulte n'a pas l'air très fun. Je dirais même qu'elle est insipide et rigide. Pourquoi étions-nous pressé/es de devenir "grandes" ou "grands" ? Pour avoir plus d'indépendance ? Eh bien, cette indépendance a un goût sucré -salé -amer. Mais bon, on ne peut retourner dans le bide de sa mère... Malheureusement.